Abstract
Les processus de régulation comptable et d’audit sont des processus éminemment politiques au sein desquels différentes parties prenantes poursuivent des intérêts qui leur sont propres et tentent d’influencer les régulateurs dans un sens qui leur est favorable (Chantiri 2000 ; Bengtsson 2011). Dans ce cadre, tant les parties prenantes que le régulateur interagissent durant tout le processus au sein d’un espace qualifié par Hancher et Moran (1989) d’espace régulatoire. Selon Canning et O’Dwyer (2013, p. 172), celui-ci désigne « un espace conceptuel abstrait construit par des personnes, des organisations et des événements agissant ensemble sur un ensemble de questions réglementaires spécifiques soumises à la décision publique ». Or, toutes les parties prenantes ne sont pas sur un pied d’égalité au sein de cet espace. Celles qui disposent des ressources intellectuelles, financières et relationnelles suffisantes sont les plus influentes, ce qui rend les processus de régulation illusoirement démocratiques (Burlaud et Colasse 2011).