Abstract
Ce texte propose une réflexion sur la conception du bonheur développée dans les textes intimistes de Jean-Jacques Rousseau. L'idée prinicipale est de dégager à partir du binôme sociabilité-solitude autour duquel oscillent en permanence les textes de Jean-Jacques, une théorie claire du bonheur chez Rousseau. Alors que nombre de commentaires de Rousseau insistent sur le caractère solitaire et reclus de la conception rousseausiste du bonheur du fait de la nature souvent égoïste de ses textes, nous tâchons de montrer que le bonheur chez Rousseau relève en fait davantage d'un type d'expérience communautaire qui guide par ailleurs sa réflexion politique. Autrement dit, la théorie du bonheur de Rousseau assigne à autrui une place déterminante, ce qui le conduit à en tirer une claire notion du bien politique.