Abstract
Il existe une forte reconnaissance de la valeur des données à caractère personnel des individus, mais ces derniers semblent penser qu'elles perdent de leur valeur après leur décès. Les données post-mortem n'ont pas moins de valeur que les données « vivantes » et l'avènement de l'intelligence artificielle le prouve en donnant plus de consistance au concept de mort numérique.
Il existe un cadre juridique français pour protéger les données post-mortem des individus mais ce cadre est mis à l'épreuve par l'intelligence artificielle. Des utilisations lucratives des données post-mortem, grâce à l'IA, cartonnent à travers le monde en proposant des services dangereux pour la vie privée des individus et leur santé mentale. Tout cela représente également un danger pour le droit, lui aussi mis à l'épreuve, et qui doit maximiser la sécurité juridique des individus avec une meilleure prise en compte de ces nouveaux enjeux.