Abstract
Des Algériens tentent de quitter leur pays, sans passeport, ni visa, sur des barques, au péril de leur vie. En dialecte, on nomme ces candidats à l’émigration harraga, « les brûleurs », car ils « brûlent » les frontières ainsi que les étapes nécessaires à un départ qui respecterait les contraintes imposées par les États. En outre, s’ils arrivent en Europe, ils détruisent, « brûlent », leurs papiers d’identité, pour échapper à l’expulsion.