Abstract
Evalde Mutabazi propose un regard original sur la mondialisation à travers une recherche d’ampleur sur les entreprises africaines (56 entreprises, 1200 interviews dans six pays d’Afrique). Il s’interroge sur les nombreux échecs des projets de développement, programmes d’ajustement structurel et autres restructurations d’entreprises locales, pour pointer la mésestimation des enracinements culturels, religieux et ethniques. L’auteur recompose un « modèle circulatoire » qui définit l’unité d’une identité africaine et constitue un socle culturel commun où se combinent des rapports singuliers au temps, au travail, à l’entreprise et aux autres.