Abstract
Cette recherche met en lumière l’écart entre recherche et pratique dans les décisions de réduction des effectifs. L’analyse de 21 entreprises françaises révèle que les dirigeants s’appuient sur des indicateurs liés à la liquidité, à l’endettement et aux dividendes, plutôt qu’à des indicateurs de rentabilité. L’analyse montre aussi que les licenciements surviennent tardivement, après plusieurs années de baisse du résultat. Cette observation va à l’encontre de l’idée d’un court-termisme généralisé en contexte financiarisé. Enfin, nous montrons que trois contextes amplifient les suppressions d’emplois : la culture du ranking, les LBO et les opérations de fusions-acquisitions.