Abstract
Alors que le débat sur la « taxe Zucman » a relancé en France la question de la contribution des grandes entreprises et des hauts patrimoines, un chiffre éclaire les enjeux : 1 163 milliards d’euros de dividendes ont été versés par les entreprises du SBF 120 entre 1995 et 2024. En trente ans, les distributions ont été multipliées par 21, passant de moins de 4 milliards d’euros par an à près de 85 milliards en 2024.
Ces données permettent de documenter, au-delà des controverses politiques, la place prise par la rémunération du capital dans la stratégie des grandes entreprises françaises.