Abstract
Face à l’essor de l’IA (Intelligence Artificielle) qui bouleverse notre société, de nombreux rapports, dont l’IBM Index ou celui du Forum Économique Mondial, soulignent l’urgence, pour l’être humain, de développer des compétences lui permettant de s’adapter à cette révolution. Parmi elles figure l’IE, comprenez par là « l’intelligence émotionnelle ».
Cette forme d’intelligence fut découverte à la fin des années 1980 par deux chercheurs, Peter Salovey (Université de Yale) et Jack Mayer (Université de New Hampshire), devenus depuis de véritables « rocks stars » dans leur discipline. Ces deux amis eurent un Eureka pendant qu’ils repeignaient un mur de maison, une fulgurance intellectuelle de l’envergure de celle qui se produisit dans différents garages californiens !
Plus précisément, ils découvrirent qu’il est possible pour un être humain de raisonner à partir des émotions, qui ne sont ni plus ni moins que des informations souvent utiles afin de mieux s’adapter à son environnement. Et que certaines personnes sont plus capables que d’autres d’apprivoiser ce « matériau précieux ». On sait aujourd’hui que moins de 1% de la population française peut être qualifiée « d’expert » en IE. Ces personnes ont un QE, c’est-à-dire un Quotient Émotionnel, supérieur à 130.