Abstract
« J’ai vu ce matin trop de jeunes qui m’ont demandé un visa. Un visa, ce n’est pas un projet de vie. Un projet de vie, c’est avoir une formation, essayer d’avoir un travail, réussir sa vie, avoir une famille ». Ces mots ont été prononcés par le président français, Emmanuel Macron, lors de sa visite à Alger en décembre 2017. Depuis, les relations franco-algériennes ont connu des heurs et déboires, parfois de fragiles embellies. Elles sont souvent prises en étau par les enjeux de politique intérieure. La question de la migration constitue un facteur de lien et un point d’achoppement. Que peut-on dire des désirs migratoires des jeunes en Algérie ? Sont-ils toujours aussi présents et se dirigent-ils encore vers la France ? Ces aspirations se concrétisent-elles et par quels moyens ?