Abstract
« Une personne morale est-elle tenue de s'acquitter de la zakat au même titre qu'une personne physique ? Si les richesses détenues par les personnes morales échappent à la zakat, qu'advient-il du droit des pauvres et des nécessiteux ? À l'inverse, si elles y sont assujetties, n'existe-t-il pas un risque de double imposition, dans la mesure où les propriétaires de ces personnes morales sont eux-mêmes soumis à la zakat ? »
Ces interrogations illustrent les enjeux contemporains soulevés par l'application de la zakat aux personnes morales. Dans cet article, nous proposons d'examiner ces questions et d'apporter des éléments de réponse en présentant les principes qui encadrent le calcul de la zakat dans ce contexte.