Abstract
« Catastrophe ! Une arme nucléaire s'apprête à frapper une métropole gorgée de millions d'innocents. La crème de l'état-major américain, installée dans une war room souterraine, essaye par tous les moyens d'empêcher la tragédie. »
Les férus d’actualité auront identifié ici le pitch de A House of Dynamite, récente production Netflix réalisée par Kathryn Bigelow. Les habitués des cinémathèques auront quant à eux reconnu le célèbre Docteur Folamour de Stanley Kubrick, mais aussi son rival Point Limite de Sidney Lumet, sortis tous deux en 1964. Face au spectre de l’apocalypse nucléaire, les trois films revendiquent un message sur notre vulnérabilité et particulièrement celle des leaders : les personnes dont la fonction permet supposément de décider du sort des événements. Mais en quoi les leaders de ces films sont-ils vulnérables et quels enseignements concrets peut-on en tirer ? Pour traiter ces questions, nous vous proposons ci-dessous une confrontation de ces personnages fictifs aux travaux de ma thèse de doctorat sur le sujet de la vulnérabilité des leaders.