Abstract
"Préambule : le produit dont cet article fait l’objet doit être consommé avec modération. Mais aussi pourquoi pas avec un bon fromage."
De multiples dangers guettent l’industrie vinicole. Au niveau climatique, l’intensification des canicules influe négativement sur les capacités de production comme sur la qualité des vins. Au niveau des habitudes de consommation, la méfiance accrue vis-à-vis de l’alcoolisme réduit la demande qui privilégie la qualité à la quantité. En réponse, de nombreux viticulteurs adaptent leurs infrastructures et façons de faire pour que les bons raisins survivent au climat tandis que les grands groupes adoptent des stratégies de réorganisation et croissance externe. Mais parmi les acteurs viticoles figurent également de petits producteurs familiaux. Leur parcelle dépasse rarement la douzaine d’hectares, le nom de leur domaine n’est pas familier à qui n’achète son vin qu’en grande surface et, face à la concurrence des grands groupes et des vins étrangers, face à la baisse continue des aides de la Politique agricole commune, leur nombre ne cesse de décroître depuis 10 ans. Comment ces exploitants de taille modeste peuvent-ils espérer survivre ?