Abstract
La manière dont la politique étrangère se façonne dans la relation franco-algérienne a quelque chose de mystérieux. Cette relation n’a rien d’ordinaire. D’abord, parce que c’est un face-à-face entre deux régimes nés d’un même événement (la guerre de 1954-1962). Ensuite, parce que les acteurs sont multiples, mouvants, voire insaisissables. Enfin, parce que cette relation cumule les paradoxes : une politique étrangère sans cesse minée par des questions de politique intérieure ; une intimité qui empêche de comprendre l’autre dans sa complexité ; un lien constant depuis l’indépendance, où affleure parfois une tentation de rupture exprimée dans certains discours.