Abstract
The concept of communities of practice (CoPs), that is, groups of individuals sharing a common practice, knowledge base and identification has recently become a central theme in organization research. It offers the promise of a new analytical lens for organization studies and, potentially, a new unit of analysis. The notion is rapidly gaining ground, but it appears to be ill-defined. Notably, we do not know what factors contribute to the emergence and sustainability of such forms of organizing. In this paper, a formal definition of CoPs is articulated as collective attempts to resolve prescription failures. In this view, a CoP is a group of individuals that face a prescription failure, that share knowledge among members and that create new knowledge subsequently captured by a majority of the members, all of whom identify with the community. A comparative case study is used to explore the factors that contribute to or obstruct effective CoP functioning. A micro-sociological approach inspired by Crozier and Friedberg’s work (1977) is used, allowing a focus on power dynamics. We also consider collective identity dynamics. Results highlight the role of emergent and skill-based leadership, as well as interdependence and community maintenance processes., Le concept de communauté de pratique –un groupe d’individus partageant une même pratique et un substrat de savoirs communs- est devenu en quelques années un thème important de la recherche sur les organisations. Ce concept se présente comme une nouvelle grille d’analyse pour l’analyse organisationnelle et constitue potentiellement une nouvelle unité d’analyse. Alors que la popularité de la notion s’accroît, il apparaît que sa définition formelle pose problème. Nous ignorons les facteurs qui contribuent à l’émergence et à la pérennité de telles formes d’organisation. Dans cet article, nous proposons une définition formelle de la CdP comme une réponse collective aux problèmes de faille de la prescription : une CdP, c’est un groupe d’individus qui, parce qu’ils sont confrontés à une faille de la prescription, partagent et créent des savoirs ensuite appropriés par la majorité des membres, et dont les membres s’identifient progressivement à cette communauté. A l’aide d’une étude de cas comparative, nous identifions un certain nombre de facteurs qui facilitent ou contraignent le fonctionnement communautaire. Appuyée sur une approche microsociologique inspirée par les travaux de Crozier et Friedberg (1977), l’étude accorde une attention particulière aux logiques de pouvoir ainsi qu’aux dynamiques identitaires. Les résultats de l’étude mettent en avant le rôle des formes émergentes de leadership fondées sur les compétences, le rôle de l’interdépendance des membres et celui des processus de maintien de la cohésion des CdP.