Abstract
Plusieurs dynamiques contradictoires à l’œuvre dans la mondialisation se traduisent par différents types de phénomènes et problèmes politiques, sociaux… Face aux conséquences de cette contradiction et du mal-traitement de ces problèmes qui bouleversent plusieurs régions du monde (Pays des grands lacs en Afrique, Inde et Pakistan, Irlande, Israël et Palestine…), la mondialisation apparaît à la fois comme une réalité et une nécessité pour les entreprises, une opportunité de rapprochement des peuples, un cadre propice au développement des approches nouvelles et plus positives des différences entre les cultures et les modèles. Au travers des acquisitions, des fusions, des alliances et des créations de filiales internationales, les entreprises participent à ce rapprochement des peuples de cultures différentes et sont ainsi de plus en plus obligées d’être multiculturelles. Mais dans quelles mesures cela va-t-il amener leurs managers et cadres à dépasser l’ethnocentrisme et la brutalité des « cultures fortes » et des modèles prétendument universels de management ? La réflexion développée dans cet article apporte des éléments de réponse à ces questions au cœur de la vie des entreprises et des sociétés africaines et des autres régions du monde montrant ainsi que le monde pourrait davantage bénéficier des apports de la mondialisation si les systèmes de gouvernement et de gestion passaient du multiculturalisme au management interculturel.