Abstract
The literature on alliances suffers from two biases: that of under-socialization and that of levels of analysis. In this paper, we build bridges across levels of analysis in strategic alliance, i.e. inter-organizational, inter-group and inter-individual, and formalize the implications of these interactions for the evolutionary path of an alliance. We model the alliance cooperation at three levels. Relational quality measures the quality of the cooperation at the inter-organizational level. Inter-individual trust between top managers and/or alliance founders best captures the quality of top managers’ inter-individual relationships. Drawing on social identity theory, we contend that factionalism and inter-group behaviours are likely to emerge among alliance front-line and managers. Then, we study interactions between levels. We define the unfavourable conditions under which inter-group factionalist feelings ruin the relational quality and the inter-individual trust, and the more favourable conditions under which relational quality and inter-individual trust play against inter-group factionalist feelings. This socialized, multi-level view of cooperation in strategic alliances provides a holistic understanding of the forces that drive or impede the development of cooperation in strategic alliances. It recognizes and distinguishes the understated influences of alliance founders and alliance front-line and middle managers, and rejuvenates the explanation of under-performance in strategic alliances, a critical issue shared by both academics and practitioners in the field., La littérature sur les alliances souffre de deux biais : celui de sous-socialisation et celui de confusion des niveaux d'analyses. Dans cet article, nous construisons des ponts entre les niveaux inter-organisationnel, inter-groupe et inter-individuel, et formalisons les implications des interactions entre niveaux sur l'évolution des alliances. Nous modélisons d'abord la coopération au sein de l'alliance à trois niveaux. La qualité relationnelle mesure la qualité de la coopération au niveau inter-organisationnel. La confiance inter-individuelle entre les dirigeants et/ou fondateurs de l'alliance capture au mieux la qualité de la relation inter-individuelle entre les dirigeants. En nous fondant sur la théorie de l'identité sociale, nous affirmons que le factionalisme et les comportements inter-groupes associés ont de fortes chance d'émerger entre les cadres opérationnels et intermédiaires de l'alliance. Nous modélisons ensuite les interactions entre niveaux. Nous définissons les conditions défavorables par lesquelles les sentiments factionnaires inter-groupes ruinent la qualité relationnelle et la confiance inter-individuelle entre les dirigeants de l'alliance, et les conditions plus favorables par lesquelles la confiance inter-individuelle et la qualité relationnelle compensent et finissent par atténuer le factionalisme inter-groupes. Cette conception socialisée et multi-niveaux fournit un cadre holistique de compréhension des forces qui favorisent ou empêchent la coopération dans les alliances stratégiques. Elle intègre et distingue les influences sous-estimées des fondateurs et cadres opérationnels et intermédiaires des alliances, et rajeunit l'explication de la sous-performance des alliances, un enjeu critique tant pour les chercheurs que pour les praticiens dans le champ.