Abstract
The literature on High Reliability Organizations (HROs) has established that reliability enhancing organizations must be capable of both preserving unvarying routines and dealing with unexpected situations so as to prevent and avoid any undesirable and potentially catastrophic outcomes. This paradox remains at the heart of the discussions held about reliability. In this paper we argue that the traditional research streams on reliability - the theory of normal accident, the High Reliability Organization school and the Crisis Management stream – by focusing on the organization level of analysis have superficially resolved the paradox. We suggest that a group level of analysis is needed to complement existing theories. In this paper, we draw on Weick’s theory of sensemaking and the related concepts of organizational resilience and collective mindfulness to address organizational reliability and to articulate organizational and group levels of analysis. We conclude by suggesting that more fluidity in the organization design and in the reaction toward unexpected situations is needed in order to reach higher levels of reliability., La littérature sur les organisations dites "de haute fiabilité" (centrales nucléaires, tours de contrôle aérien, sous-marins nucléaires, porte-avions...) a montré que les organisations hautement fiables devaient être capables de préserver en même temps un système de routines et de procédures invariant et une capacité à gérer des situations inattendues de façon à éviter de voir se produire des événements indésirables et potentiellement catastrophiques. Ce paradoxe est au coeur des discussions que nourrisent les auteurs sur la fiabilité organisationnelle. Dans cet article nous montrons que les courants de recherche traditionnels sur la fiabilité organisationnelle - la théorie des accidents normaux, l'école des organisations de haute fiabilité et la gestion des crises - en concentrant leur analyse au niveau organisationnel ont résolu ce paradoxe de façon superficielle. Nous proposons qu'une analyse au niveau du comportement des groupes soit entreprise pour compléter les théories existantes. Dans cet article nous utilisons la théorie Weick sur le "sensemaking" et les concepts reliés de résilience organisationnelle et de "collective mindfulness" pour rendre compte du phénomène de fiabilité organisationnelle et pour articuler les deux niveaux d'analyse de l'organisation et du groupe. Nous concluons en suggérant que plus de fluidité dans le design organisationnel et dans la réaction à l'inattendu est nécessaire pour atteindre des niveaux supérieurs de fiabilité.