Abstract
This paper reports the paradoxical results of an empirical study conducted from January to June 2001 in 20 French video games companies. The objective of this empirical study was to observe how video games companies structure themselves and manage their human resources in order to organize the difficult coupling of art and business. The paradox lies in the latter development stages of these companies : as they grow, these companies tend to shift toward a much more rational and classical type of management system that goes along with a radical uncoupling of the two activities : often, the creative part of the business is set apart even sold out. As if creative activities and creative people couldn’t get along with the business logic. These observations are in total contradiction with the Resource Based View of the firm (Barney, 1986 and 1991 ; Wright & McMahan, 1992 ; Galunic et Anderson, 2000) which states that Human Resources are all the more crucial for a given firm as they are specific, non imitable and socially complex (Coff ,1997). In this research, the very attributes that are supposed to make human assets crucial and promising are precisely the one that seem to govern externalization decisions! The paper presents the results of this research and review the possible rationales to explain it., Ce document présente les résultats apparemment paradoxaux d'une étude empirique menée entre janvier et juin 2001 auprès de 20 entreprises du secteur du jeu vidéo. L'objectif de la recherche était de comprendre les stratégies de ressources humaines employées pour répondre à la difficulté de mailler des activités artistiques et économiques. Le paradoxe est qu'au fur et à mesure de leur développement, les entreprises ont tendance à basculer dans des méthodes de gestion plus traditionnelles, au détriment de la dimension artistique. Souvent en effet, la partie de création pure, dominante dans les petites structures, est progressivement isolée de l'organisation en croissance, ou carrément vendue. Ces observations sont en totale contradiction avec les préceptes de la théorie des ressources (Barney, 1986 et 1991 ; Wright & McMahan, 1992 ; Galunic et Anderson, 2000) qui postule que les ressources humaines sont d'autant plus stratégiques pour une entreprise qu'elles sont spécifiques, non imitables et socialement complexes (Coff ,1997). Notre recherche montre que les caractéristiques qui permettent au capital humain d'être porteur d'un avantage concurrentiel sont justement ceux qui conduisent à une décision d'externalisation. Ce papier présente les résultats en détail et apporte des éléments d'explication à ce paradoxe apparent.