Abstract
For the past decade, project organization has become increasingly central to management and organization studies, particularly as these seek to discern the contours of post-modern organizations. Yet, these contours frequently seem to be sighted without bearings on the current realities of project management. In this paper we take such bearings, using data derived from a detailed qualitative, ethnographic enquiry into the experience of project management. Project managers from France speak authentically about the experience of being a project manager. From this data we construct the contours more sharply. Rather than being a harbinger of an autonomous and more democratic future, free from extant bureaucratic organization controls, we find that project management has distinct modalities of control that we outline in the paper: behavioural, calculative, organizational, professional and corporate. Indeed, rather than foreshadowing a future transformational form, we find traces of a much older design: that of Tocqueville., Depuis 10 ans, l’organisation par projet est devenue peu à peu centrale dans les recherches sur le management et les organisations, en particulier celles cherchant à discerner les contours de l’organisation dite post-moderne. Toutefois ces contours sont souvent dépeints indépendamment des réalités communes du management de projet. Dans ce papier nous cherchons à prendre en compte certaines de ces réalités en utilisant des données issues d’une enquête ethnographique qualitative détaillée au coeur de l’expérience du management de projet. Des managers de projet français y parlent de façon intime de leur expérience. A partir de ces données nous tentons de construire les caractéristiques de l’organisation post moderne de façon plus nette. Plutôt que de préfigurer un futur plus démocratique et autonome, libéré des contrôles de l’organisation bureaucratique, nous proposons que le management de projet comporte des modalités diverses de contrôle, créant des hybridations spécifiques. Il s’agit alors moins d’anticiper une forme organisationnelle nouvelle que de décrypter dans les hybrides actuellement en construction les traces de formes plus anciennes et toujours pertinentes de gouvernance et de régimes politiques. Le travail pionnier de Tocqueville nous permet d’entrer dans ce débat.