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Newspaper article
Published 22/06/2026
The Conversation
Ces opérations, par lesquelles une entreprise rachète ses propres actions sur le marché, sont devenues légion. À la clé, le bénéfice par action augmente. S’inspirant du modèle états-unien, certaines entreprises françaises, comme TotalEnergies, L’Oréal, Axa et Sanofi, en sont devenues dépendantes. La raison ? Les marchés ainsi que les actionnaires s’habituent à ces programmes, les intègrent dans leurs anticipations puis attendent leur reconduction à des niveaux toujours plus élevés.
Report
Cash machines #2 : 25 ans de rachats d’actions par les entreprises du SBF 120
Published 15/04/2026
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Les rachats d’actions constituent une pratique relativement récente dans l’histoire des entreprises françaises. Longtemps prohibés ou très strictement encadrés, ils se sont développés après la loi de juillet 1998 qui en a libéralisé l’usage afin de renforcer l’attractivité de la place financière de Paris. Depuis lors, ils se sont imposés comme un instrument central de la politique financière des entreprises cotées, mobilisés pour ajuster la structure du capital, soutenir le cours de Bourse ou distribuer de manière flexible des liquidités aux actionnaires.
Ce neuvième numéro de « Preuves à l’appui » propose un état des lieux des rachats d’actions des entreprises du SBF 120 sur une longue période. L’étude porte sur les plus grandes entreprises françaises cotées entre 1999 et 2024 et documente une pratique qui occupe désormais une place importante dans les politiques financières contemporaines faisant l’objet de débats récurrents et de controverses. L’ambition n’est ni de condamner ni de défendre les rachats d’actions, mais d’en établir les principaux ordres de grandeur, les grandes tendances historiques et les logiques de concentration.
Sur la période 1999–2024, les entreprises du SBF 120 ont ainsi procédé à 335 milliards d’euros de rachats de leurs propres actions.
Ce montant est considérable et il soulève d’emblée plusieurs questions : toutes les entreprises contribuent-elles de la même façon ? Les volumes sont-ils concentrés sur un petit nombre d’acteurs ? Existe-t-il des différences marquées selon les secteurs d’activité ou selon l’identité du premier actionnaire ? Comment les montants observés en France se situent-ils par rapport à ceux des grandes entreprises américaines et européennes ? Enfin, dans quelle mesure les crises successives ont-elles affecté le recours à cet instrument ?
Report
Cash machines #1 : 30 ans de distribution de dividendes par les entreprises du SBF 120
Published 01/01/2026
Dans ce nouveau « Preuves à l’appui », nous avons souhaité éclairer la conversion du profit en dividendes à destination des actionnaires des 120 plus grandes entreprises françaises cotées à la bourse de Paris.
Nous nous sommes focalisés sur cet échantillon d’entreprises car leurs politiques en matière de versement de dividendes font régulièrement l’objet de débats, et parfois de polémiques, sans que l’on puisse vraiment stabiliser des montants précis ni des tendances historiques.
Sur la période que nous avons retenue (1995 – 2024), les entreprises du SBF 120 ont versé 1163 milliards d’euros à leurs actionnaires sous forme de dividendes.
Ce montant est substantiel mais quel est l’origine de ces flux ? Toutes les entreprises ont-elles contribué de la même façon ? Existe-t-il des différences selon la composition de l’actionnariat ou le secteur d’activité ? Les différentes crises qui ont jalonné cette période ont-elles affecté les choix en matière de versement de dividendes ?
Pour répondre à ces questions, ce Preuves à l’appui propose un état des lieux et des statistiques descriptives qui sont directement issues de la base de données de l’Institut Français de Gouvernement des Entreprises. Il est entendu que l’IFGE n’est ni pour ni contre la conversion du profit en dividendes. Notre étude vise à documenter un phénomène au cœur de la gouvernance des entreprises et de l’actualité socio-économique.
Newspaper article
Vers un grand déracinement des entreprises françaises cotées ?
Published 01/08/2025
Knowledge@emlyon
En avril 2024, l’annonce par le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, de la possible délocalisation de la cotation principale de l’entreprise de Paris à New York a provoqué un séisme au sein des sphères politique et économique. Une annonce qui a relancé le débat sur le « rattachement national » des grandes entreprises françaises. La perte de contrôle national sur ces grands groupes pose des questions cruciales sur la souveraineté économique, la gouvernance d’entreprise et l’impact sur l’emploi local. Notre étude qui porte sur 85 grandes entreprises cotées, s’inscrit dans cette dynamique. Elle met en lumière les transformations discrètes mais profondes qui affectent la relation entre elles et le territoire national. Entre gouvernance transnationale, dilution de l’actionnariat français et internationalisation des effectifs, ces entreprises semblent progressivement se détacher de leurs racines françaises.
Newspaper article
Published 23/11/2024
Le Monde
Trois chercheurs en gestion, Haithem Nagati, Bertrand Valiorgue et Sébastien Winston, montrent, dans une tribune au « Monde », pourquoi les « champions nationaux » s’alignent de moins en moins sur les priorités politiques de la France.
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Vers un grand déracinement ?: Gouvernance et empreinte économique des entreprises françaises cotées
Published 01/10/2024
Dans une actualité sans cesse traversée par la question de la souveraineté économique (Total, Sanofi…), l’IFGE publie un Preuves à l’appui qui se nomme « Vers un grand déracinement ? Gouvernance et empreinte économiques des entreprises françaises cotées ». Ce document montre que : - L’activité économique réalisée en France de ces entreprises est passée de 34% en 2005 à 25% en 2023. - L’actionnariat français est passé de 72% en 2005 à 34% en 2023. - Les administrateurs français représentaient 92% en 2005 contre 74% en 2023. - Les directeurs généraux étaient 90% à être français en 2015 contre 82% en 2023. Le document montre que l’idéal-type de la grande entreprise française est désormais une entreprise déracinée c’est-à-dire que son activité est très largement en dehors de France et que sa gouvernance (actionnaires, administrateurs et directeurs généraux) n’est également plus française. La gouvernance des grandes entreprises françaises n’est plus un rempart et un levier pour maintenir des liens avec le contexte national mais bien un facteur d’accélération du déracinement.