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La contribution des académiques à la régulation comptable
Published 30/05/2025
Perspectives critiques en comptabilité, contrôle et audit, 221 - 239
Lors du 41e Congrès de l’Association Francophone de Comptabilité (2020), J. Bouquot, ancien président de la CNCC (Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes) et membre du conseil d’administration de l’IFAC (International Federation of Accountants), échange avec deux chercheurs, L. Cappelletti et B. Colasse, sur l’utilité sociale de la recherche en comptabilité (Bouquot et al. 2020). Ils affirment unanimement qu’il existe une utilité sociale de la recherche pouvant notamment passer par un impact plus fort des chercheurs sur la régulation comptable. Lors du même congrès, P. de Cambourg, alors Président de l’ANC (Autorité des Normes Comptables), indique que la recherche est au cœur de la réflexion qui conduit, avec l’appui de la pratique, à l’évolution de la comptabilité (de Cambourg 2020). Selon lui, la recherche, loin d’être antinomique avec le travail de normalisation comptable, participe au « cercle vertueux » de cette normalisation qui a besoin de se nourrir de la contribution des chercheurs. Il conclut en soulignant la faible participation des académiques aux consultations publiques organisées par les organes de régulation et appelle de ses vœux une plus forte participation de leur part.
Book chapter
Published 30/05/2025
Perspectives critiques en comptabilité, contrôle et audit, 57 - 70
Les processus de régulation comptable et d’audit sont des processus éminemment politiques au sein desquels différentes parties prenantes poursuivent des intérêts qui leur sont propres et tentent d’influencer les régulateurs dans un sens qui leur est favorable (Chantiri 2000 ; Bengtsson 2011). Dans ce cadre, tant les parties prenantes que le régulateur interagissent durant tout le processus au sein d’un espace qualifié par Hancher et Moran (1989) d’espace régulatoire. Selon Canning et O’Dwyer (2013, p. 172), celui-ci désigne « un espace conceptuel abstrait construit par des personnes, des organisations et des événements agissant ensemble sur un ensemble de questions réglementaires spécifiques soumises à la décision publique ». Or, toutes les parties prenantes ne sont pas sur un pied d’égalité au sein de cet espace. Celles qui disposent des ressources intellectuelles, financières et relationnelles suffisantes sont les plus influentes, ce qui rend les processus de régulation illusoirement démocratiques (Burlaud et Colasse 2011).